Les cageots

Memento mori
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L’épreuve
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Un marché, quelque part dans la capitale, par un doux matin de printemps. La vie bat son plein, ça crie, ça papote, ça se marre, ça râle même. On se pousse un peu, y a la queue. Aïe les pieds sont écrasés par une roulette rebelle. La bonne odeur des fleurs, de choucroute et de pain grillé, les effluves des poissons pêchés la veille. Les papilles salivent, l’estomac a filé dans les talons. Le beau rouge des fraises, le vert vif des salades, la grâce des asperges, la rondeur des mandarines. On s’en prend plein les mirettes.

Un peu à l’écart, baignées par les rayons du soleil, les coulisses de ce joyeux tapage. Des cageots abandonnés deci delà, témoins moribonds de cette foire éphémère. Ils m’ont émue, eux parfois venus de si loin. Hommage donc à ces cartons, caisses et cagettes, partis en fumée.

 
 
 
 

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SOPHIE LAVAUR